Grâce à des mesures de précaution sanitaire sur site, comme en ferme, mais aussi à des transporteurs qui maintiennent leur activité, la collecte de lait et les approvisionnements en fournitures sont pour l’instant assurés normalement par Laitnaa auprès des éleveurs (235 Ml dans le Nord, l’Aisne et les Ardennes) malgré les conséquences de la crise du Covid-19. Côté débouchés, la coopérative déplore l’arrêt des commandes de deux fromagers de la filière AOP maroilles. Heureusement, ces clients représentent pour elle un débouché modeste de 8 Ml. « Le reste de nos débouchés pour notre lait est à ce jour assuré, avec des clients dont les outils tournent à plein pour la fabrication de produits industriels », indique le président, Jacques Quaeybeur. Ici, la question d’appeler les éleveurs à réduire les volumes livrés n’est pas à l’ordre du jour, « car nous avons fixé des règles de volumes à respecter ».
La frontière belge reste ouverte
La crainte d’un blocage des livraisons de lait vers la Belgique et son partenaire stratégique Solarec, gros faiseur de produits industriels avec plus d’un milliard de litres transformé, n’est pas non plus d’actualité. « Les produits agroalimentaires ne sont pas bloqués à la frontière, conformément aux déclarations du ministre », souligne le président, Fabien Petit. La coopérative ne rencontre donc pas de difficultés à écouler ses volumes et selon l’adage, jusqu’ici, tout va bien. Car une inquiétude demeure sur le maintien d’activité d’autres clients tels que Nestlé et Shreiber, orientés vers la fabrication de produits frais : « S’ils devaient mettre leur usine à l’arrêt, nous n’aurions alors pas de solution pour écouler les volumes de lait. Dans ce contexte d’incertitude, chaque jour passé est pour nous un jour de gagné. »
Jérôme Pezon
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