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40 à 90 % de ventes en moins selon les circuits de distribution et les producteurs : comme les autres AOP fromagères, la filière Maroilles est en manque de consommateurs suite à la pandémie de coronavirus. Pour soutenir ce fleuron de l'Aisne et aider les éleveurs, le conseil départemental va acheter 4 000 fromages et les donner à des associations caritatives.
Le fromage emblématique de l'Aisne, et plus précisément de Thiérache, n'échappe pas à la crise qui touche les AOP fromagères suite au confinement des Français pour lutter contre le Covid-19. Avec l'annulation de la plupart des événements (dont la Foire aux fromages de La Capelle en septembre), la fermeture des restaurants, des cantines, de beaucoup de marchés et rayons à la coupe, les ventes de Maroilles ont chuté de 40 à 90 % selon les circuits de distribution et les producteurs, ayant entraîné une baisse de production estimée à 55 t/semaine. Et depuis le début du déconfinement il y a un mois, la consommation peine à redémarrer, les consommateurs continuant malgré tout à privilégier les aliments de première nécessité.
Pour aider les éleveurs et l'ensemble de la filière, confrontée au chômage partiel voire à des suspensions d'activité alors qu'elle est essentielle au dynamisme économique et culturel axonais, le conseil départemental a annoncé le 20 mai l'achat de 4 000 fromages auprès de 7 exploitants agricoles et industriels, dont 1 000 à l'entreprise Leduc, à l'arrêt depuis mi-mars. Lesquels seront redistribués, en juin et septembre, à des associations caritatives : Banque alimentaire, Resto du Cœur et Croix-Rouge.
Une action doublement solidaire donc, équivalente à 30 000 €, qui vise à faciliter l'écoulement des nombreux Maroilles encore en stock et, par conséquent, à limiter les pertes (ces dernières semaines, certains fromages ont été bradés voire jetés ; les alternatives possibles, comme l'utilisation du lait pour d'autres débouchés ou la congélation du caillé, celle des fromages AOP n'étant autorisée qu'en blanc, soit pendant 10 jours, ont par ailleurs leurs limites).
Pour inciter à en consommer, le Département propose des recettes sur son site internet et sa page Facebook. Il se mobilise également auprès de la restauration collective et de la grande distribution pour qu'elles augmentent leurs approvisionnements. Un appel au "patriotisme" repris par la Région Hauts-de-France, où 5 PME et 250 personnes vivent directement du Maroilles : le conseil régional a lancé une campagne de communication et envisage d'augmenter la commande publique à destination des établissements scolaires. Il a aussi écrit au ministre de l'agriculture et à la Commission européenne pour demander l'activation du stockage privé.
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