La pression sociétale sur la façon de conduire les troupeaux laitiers est de plus en plus forte aux Pays-Bas. Nos concitoyens ont des exigences par rapport au bien-être animal, en premier lieu sur le pâturage des vaches. Les industriels sont attentifs à cette tendance de fond. Le groupe Bel auquel je livre mon lait en fait partie. Depuis le 1er janvier, il fait une collecte séparée sur ce critère. Une usine est spécialement dédiée à sa transformation. Les vaches doivent pâturer au moins 6 heures par jour et 120 jours par an. Pour celles en traite robotisée, c’est un forfait de 720 heures qui est fixé. Bel effectue bien évidemment des contrôles. En contrepartie, une prime de 20 €/1 000 kg est versée sur les livraisons annuelles. Elle a été progressivement augmentée ces dernières années pour atteindre ce niveau en janvier. Avec 160 jours de pâturage par an, je la perçois sans difficulté. C’est pour moi la façon la plus économique de produire du lait. Pour une meilleure efficacité alimentaire, j’avoue tout de même avoir été tenté par le zéro pâturage à la construction de la stabulation laitière il y a deux ans. Les débats m’ont fait changer d’avis. Parce qu’ils voient les vaches pâturer au printemps et en été, les Néerlandais ont une meilleure opinion des élevages laitiers que de ceux de porcs et ou de volailles. Nous devons préserver ce capital confiance. Pour nous, producteurs laitiers, c’est un réel sujet d’inquiétude. Mi-mars, la question du pâturage a été discutée au Parlement. Et notre ministre de l’Agriculture, qui est censé nous défendre, s’est dit favorable à moins de vaches dans le pays. »
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