Bel a annoncé en mars être en discussion exclusive avec Lactalis pour, entre autres, son usine néerlandaise de Leerdammer à laquelle je vends mon lait. Lactalis audite actuellement les comptes. Nous devrions connaître sa réponse cet été. Cette annonce suscite beaucoup d’interrogations chez mes collègues et moi. Nous connaissons très peu le groupe français, qui n’est pas du tout implanté aux Pays-Bas. La question du prix du lait est évidemment très importante. Celui de Bel a été durant des années dans la moyenne basse. Ce n’est plus le cas depuis deux à trois ans. Cela continuera-t-il ? De même, Bel a fixé à 2025 la fin des vaches à l’attache, toutes les vaches au pâturage 720 heures par an et nourries avec des aliments sans OGM. Lactalis va-t-il maintenir cet objectif ? Achète-t-il pour le long terme ou revendra-t-il dans quelques années ? Ce groupe est familial, c’est à mes yeux une bonne chose car, en général, gage de stabilité. Si la reprise se fait, ce sera un grand changement car aux Pays-Bas, il est rare de changer de laiterie.
« Je vais peut-être vendre mon lait à Lactalis »
Article réservé aux abonnés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »