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Bâtiment d'élevageDe la mise en place à l'entretien : comment bien faire vieillir un sol en béton

Bien que les sols en caillebotis restent les plus propres et moins humides après raclage, les sols pleins en béton peuvent aussi être sains s'ils sont bien conçus et entretenus. (©Terre-net Média)
Bien que les sols en caillebotis restent les plus propres et moins humides après raclage, les sols pleins en béton peuvent aussi être sains s'ils sont bien conçus et entretenus. (©Terre-net Média)

Pour qu'il dure le plus longtemps possible, un sol en béton doit d'abord être bien posé. Vient ensuite l'entretien pour éviter les glissades et évacuer l'humidité. Les experts de l'Institut de l'élevage listent plusieurs conseils pratiques.

Économes et simples à mettre en place, les sols bétonnés restent ce qu'il y a de plus courant en élevage. Pour autant, certains vieillissent mal et/ou causent des problèmes de pattes. L'institut de l'élevage a rassemblé les éléments essentiels dans un document : « Comment améliorer la durée de vie des sols bétonnés des aires de circulation des animaux ? ».

Choisir et couler un sol en béton

Classe d'exposition, consistance, résistance, et mise en œuvre du béton, traitements de surface et acidification... : les experts de l'Idele détaillent tout dans leur fiche technique. Ils listent aussi les points à spécifier lors de la commande de béton :

- l'adresse, la date et l'horaire de livraison souhaité,

- la cadence de livraison (en fonction de la surface, des personnes sur le chantier, des conditions climatiques),

- la quantité commandée (en m3),

- la classe d'exposition,

- les dimensions maximales du plus gros granulat (à définir en fonction de la densité de ferraillage),

- la consistance du béton choisi,

- le mode de livraison mis en place (brouette, goulotte, tapis, pompe, toupie adaptée à la localisation, la distance et la rapidité d'approvisionnement du chantier...).

Ni trop glissant, ni trop rugueux

Une fois le béton coulé, il faut s'atteler aux finitions pour éviter les glissades. Il existe alors différents types d'interventions :

- à la règle (insuffisant sur les aires d'exercice car trop glissant),

- finition balayée ou brossée (technique économique qui convient aux couloirs de passages mais pas en salle de traite car difficile à laver),

- au rouleau (équivaut à un balayage),

- avec empreintes (convient bien aux aires d'exercice et d'attente mais déconseillé en salle de traite),

- finition rainurée frais (pour les aires d'exercice et aires d'attente).

Après plusieurs années d'utilisation arrivent les solutions correctives : rainurage mécanique (compter entre 4 et 6 €/m2), la scarification (environ 6 €/m2), le déglaçage (entre 4 et 6 €/m2), et le décapage thermique (entre 6 et 10 €/m2).

Durée de vie d'un sol de stabulation en béton
Comparaison de la durée de deux bétons traités différemment dans le cadre de SolVL (©Idele)

Humidité : l'ennemi à évacuer

L'humidité est l'ennemi numéro 1 des onglons. La propreté des sols est donc primordiale, tout comme une bonne ventilation du bâtiment.

Sur un sol plein en béton, l'évacuation se fait principalement par une pente transversale avec canal central. La pente transversale doit être comprise entre 2,5 et 3 %, et la pente longitudinale de 1,5 %. Pour ce type d'évacuation, il faudra opter pour la réalisation d'empreintes d'1 cm de large sur 1 cm de profondeur et espacées de 10 à 12 cm.

Autre possibilité : opter pour des sols en bétons préfabriqués. Comme en caillebotis, l'avantage de ces plaque est d'assurer une certaine régularité au niveau des pentes ou des rainures. Les racleurs à dents s'adaptent alors très bien sur ces sols. Côté coûts, il faut compter 75 €/m2 hors terrassement pour un sol béton préfabriqué.

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