Les mesures en vigueur - abattage systématique du troupeau affecté, restriction voire interdiction des mouvements d'animaux et vaccination obligatoire autour des foyers - « constituent à ce stade le seul dispositif permettant d'assurer une protection sanitaire efficace et de préserver le statut indemne de la France », indique Culture viande, dans un communiqué.
« Toute inflexion de cette stratégie, notamment au profit d'une vaccination généralisée sur l'ensemble du territoire, représenterait un affaiblissement majeur du dispositif sanitaire national », estime l'organisation.
« Un tel choix conduirait inévitablement à la perte du statut de pays indemne », condition d'une libre commercialisation des animaux et de la viande à l'exportation.
« Il en résulterait une complexification accrue des conditions d'exportation et une fragilisation durable de la position de la France sur les marchés internationaux, au détriment de l'ensemble de la filière bovine », affirme Culture Viande.
En 2024, la France, premier exportateur mondial d'animaux vivants, a envoyé à l'étranger près de 1,3 million de jeunes bovins, pour plus d'un milliard d'euros, selon les Douanes. Ils partent principalement en Italie, et en Espagne, pour être engraissés.
Face à ces enjeux, les professionnels de la viande réaffirment « leur attachement au maintien strict de la stratégie sanitaire actuelle, seule à même de garantir une maîtrise totale du risque sanitaire tout en préservant les équilibres économiques et commerciaux ».
Ils réclament « un respect rigoureux des protocoles sanitaires par tous les maillons de la filière bovine » et appellent à ce que toute évolution éventuelle de la stratégie vaccinale se fasse « dans le cadre d'une modification de la règlementation européenne et d'une évaluation approfondie, fondée sur des critères scientifiques, sanitaires, économiques et commerciaux ».
Culture Viande fédère 245 entreprises des métiers de l'abattage, de la découpe et du commerce en gros des viandes. Elles emploient plus de 36 000 salariés en France, pour un chiffre d'affaires annuel global de 14 milliards d'euros.
Négociations commerciales : les entreprises des viandes entre le marteau et l’enclume
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Dans l’Est, dix producteurs rebondissent chez Delin