Aujourd'hui de 330 millions de litres de lait, la collecte de l'Union laitière de la Meuse pourrait facilement monter à 400 Ml après 2015. C'est ce qui ressort d'une enquête à laquelle 90 % des 800 exploitations adhérentes de la coopérative ont répondu. « Ce taux de retour inhabituel traduit la motivation des éleveurs pour leur production, analysent Denis Georges et Emmanuel Leroy, président et directeur de l'ULM. Sans gros investissements, la plupart des exploitations peuvent produire plus. Les surfaces et les fourrages sont disponibles. La moyenne des livraisons par point de collecte s'élève aujourd'hui à 410 000 l de lait (le plus gros s'approche des 3 Ml). Les Gaec à trois ou quatre associés, avec deux à trois productions différentes, et des jeunes agriculteurs motivés sont monnaie courante. »
« Envoyer un signal positif aux producteurs »
Dans une région où l'orientation vers les grandes cultures est tentante quand les structures le permettent, accompagner la demande des éleveurs laitiers est indispensable pour pérenniser le potentiel et la dynamique du bassin du grand Est. « Si nous voulons maintenir suffisamment d'exploitations laitières et de volumes, nous devons envoyer un signal positif aux producteurs qui ont envie de se développer, mais qui ont été bridés par les quotas, souligne Denis Georges. Il serait par ailleurs difficile de dire à nos producteurs qu'il faut limiter les volumes, alors que de l'autre côté de la frontière allemande, c'est l'inverse qui se passe. »
Les responsables de l'ULM se préoccupent de la question des débouchés pour le lait supplémentaire à venir. « En tant que responsables de la coopérative, nous avons le devoir d'assurer un débouché et une rémunération à nos producteurs, explique le président. À ce titre, nous prospectons largement pour trouver de nouveaux partenaires. Alors que l'on se dirige vers une spécialisation des régions et des exploitations, il y aura encore en France des sites de transformation à faire tourner dans les régions où le lait va reculer. »
ANNE BRÉHIER.
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