Depuis qu'elle est facultative, on ne peut plus véritablement parler de campagne de vaccination contre la FCO. Malgré tout, elle touche à sa fin car elle s'effectue généralement au moment de la prophylaxie. Bilan : le taux de vaccination varie pour l'instant entre 20 et 40 % selon les départements. Un chiffre à prendre avec prudence car le ministère n'a plus lieu de fournir des statistiques officielles. Il démontre surtout qu'on est bien loin des 80 % de taux de couverture vaccinale nécessaire afin d'éradiquer le virus. Au sein d'un même département, le nombre d'animaux protégés varie énormément. « Il semble que c'est avant tout la motivation des vétérinaires à inciter ou pas les éleveurs à vacciner qui fait la différence », déclare Marc Gayet, président de la FNGDS. C'est le cas dans les Vosges où le taux varie de 5 à 70 % selon les cabinets vétérinaires. Certains praticiens sont convaincus de la vaccination et la proposent systématiquement à leurs clients. Le prix pratiqué est aussi un facteur incitatif ou pas. Contrairement aux années passées, les éleveurs doivent payer les vaccins. Au plus bas, le coût évoluerait, en moyenne, entre 4 à 5 € par bovin. Un tarif qui comprend la protection contre deux sérotypes ainsi que l'injection.
Vacciner que les jeunes pour réduire les coûts
Pour rappel, les animaux encore non vaccinés doivent l'être deux fois la première année. Quelques vétérinaires n'hésiteraient pas à faire gonfler le prix des doses. Selon qu'ils facturent leurs prestations à l'animal ou à l'heure influence aussi le coût final. Face à ces nouvelles charges, certains éleveurs décident de ne vacciner que leurs plus jeunes bovins, ou alors contre un seul sérotype. Malgré tout, les éleveurs ayant déjà vécu un passage de la maladie dans le passé sont incités à vacciner.
En Bretagne, le nombre d'animaux protégés est plus important dans l'Ille-et-Vilaine que dans le Finistère qui, lui, avait été épargné par les signes cliniques. Même chose en Lorraine, où l'on note un taux de vaccination supérieur dans la Meuse et la Moselle par rapport au sud de la région.
NICOLAS LOUIS
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