Ne plus subir les crises, définir un projet pour la région et trouver les moyens de le mettre en oeuvre. Les Bretons ont décidé de sortir de l'immobilisme.
N ous devons regarder la réalité en face, construire un projet pour l'agriculture bretonne. » Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d'agriculture de Bretagne, veut répondre aux attentes des éleveurs qui subissent les crises et ne voient pas de perspectives.
Les premières réflexions des élus ont fait ressortir quelques priorités, discutées lors de la session de la chambre du 7 juillet. La Bretagne défend un modèle d'exploitations familiales modernes et performantes. Elle reconnaît le poids du marché.
La Région soutient
Elle souhaite une organisation plus forte des filières mais estime qu'une régulation publique est nécessaire. Elle veut trouver des adaptations à la volatilité.
Sur cette base, les discussions doivent aboutir à du concret d'ici à la fin de l'année. Les idées ne manquent pas : aller au contact des consommateurs, en France et ailleurs, pour sentir leurs besoins sans le filtre des industriels ; communiquer sur le modèle familial qui plaît aux citoyens ; renforcer les OP et AOP en imaginant des incitations à l'adhésion ; réfléchir à un système d'épargne et de fonds pour mieux résister à la volatilité.
La chambre est suivie dans ce projet par la Région, qui s'est engagée à soutenir toutes les demandes de MAEC, beaucoup plus nombreuses que prévu. Et elle réoriente ses soutiens vers les producteurs, au détriment des structures.
Reste que l'un des tabous n'a pas vraiment été levé. La rentabilité ne dépend pas du seul prix du lait. Le volume produit et les charges conditionnent lourdement le revenu. Conscient de cette difficulté, Jacques Jaouen évoque un nouvel accompagnement conçu par la chambre pour aider les éleveurs à gagner en productivité et compétitivité. Un élément indispensable pour pérenniser, voire développer, la filière.
PASCALE LE CANN
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
La Commission européenne projette la perte de 2,85 millions de vaches d’ici 2035
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Asie, Afrique, Balkans… Comment les autres pays traitent la dermatose bovine ?
Moins de lait et plus de viande : Emmanuel Pouleur prépare sa « seconde partie de carrière »
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Annie Genevard annonce 300 M€ supplémentaires face à la crise agricole
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs