« Il ne faut pas être naïf. Ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas cessibles que les contrats ne feront pas l'objet d'une marchandisation. Les quotas n'étaient pas marchands. Pourtant, ils étaient monnayés par une surestimation du matériel repris, par exemple. Malheureusement, le projet de loi sur la transparence économique dite loi Sapin 2, présenté à l'Assemblée nationale courant juin, va dans ce sens. Il accepte la cessibilité des contrats laitiers mais "pas à titre onéreux". C'est la porte ouverte aux pas-de-porte. En fait, les seuls ayant intérêt à la cessibilité sont les producteurs. Elle leur donne la possibilité d'agir librement. Leur marchandisation permet un traitement comptable, juridique, fiscal et donc un financement sécurisé. Sans oublier que si l'achat crée une charge, il crée aussi une valeur pour une revente. Dès lors que les contrats ne sont pas cessibles, ce sont les laiteries qui détiennent les volumes ou les OP qui gèrent la restructuration des exploitations dans un cadre contrôlé par les laiteries. »
Quelles marques ont immatriculé le plus de tracteurs en France en 2025 ?
La Commission européenne projette la perte de 2,85 millions de vaches d’ici 2035
Les pratiques économiques des tractoristes dans le collimateur de l’État
Asie, Afrique, Balkans… Comment les autres pays traitent la dermatose bovine ?
Viande bovine : « Le rendez-vous avec la demande mondiale est manqué par l’UE »
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard
Annie Genevard annonce 300 M€ supplémentaires face à la crise agricole
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité