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[En vidéo] Visite d'une usine d'alimentUnéal ouvre les portes de son unité de production d'alimentation animale

Après 23 mois de travaux, la fabrique d'aliment de Neuville-sur-Escaut a été inaugurée le 5 mai 2022. (©Terre-net media)
Après 23 mois de travaux, la fabrique d'aliment de Neuville-sur-Escaut a été inaugurée le 5 mai 2022. (©Terre-net media)

Après deux ans de travaux, Unéal a inauguré son usine d'alimentation du bétail. L'occasion de réaffirmer son soutien aux éleveurs de la région dans un contexte inédit de hausse des intrants. Véritable plateforme de l'alimentation animale le long de l'Escaut, ce site s'inscrit dans une stratégie de maintien de la souveraineté alimentaire, pour ne pas déconnecter l'élevage du territoire régional.

Un incendie, survenu durant les travaux de rénovation du site en 2019, a entrainé une refonte profonde du site de production d'alimentation animale de Neuville-sur-Escaut (59). Après plusieurs années de travaux, entrecoupées par les vagues de covid, l'unité de production d'aliment a été inaugurée le 5 mai 2022.  

Une péniche de 1 000 t, c'est 37 camions en moins sur la route.

La proximité avec le canal de l'Escaut, dans une région où l'élevage valorise les coproduits de l'industrie agroalimentaire fait de ce site de production un lieu stratégique pour la coopérative.

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« La voie d’eau est un véritable avantage concurrentiel qui fait du site de Neuville-sur-Escaut une plateforme d’échange », explique François Ryckebusch, directeur production animales de la coopérative Unéal. À titre d’exemple, une péniche de 1 000 t comme celles qui transitent par ce site permet d’éviter la mise en circulation de 37 camions. Le canal peut recevoir des coproduits d’industriels de la région, comme les amidonniers Cargill ou Roquette placés le long de la Deûle et la Lys. L’Escaut communique directement avec le port belge de Gand, et offre un accès aux grands ports de la région, comme Dunkerque ou Rotterdam. L'usine de production se situe également sur le tracé du canal Seine-Nord. 

Parmi ses 6 000 adhérents, la coopérative compte 2 500 éleveurs. Unéal tenait ainsi à pérenniser sa filiale élevage, et à accompagner ses adhérents dans le défi de la souveraineté alimentaire dans ce contexte si particulier. « Ce projet montre que même si l'élevage est décrié de toutes parts, ça a du sens de faire de l’élevage dans une région comme les Hauts-de-France », insiste Adrien Blanchard, éleveur de vaches laitières adhérant à la coopérative, et président de la commission productions animales. « La région dispose de nombreux coproduits industriels qui ne seraient pas valorisés autrement, et face à la hausse des intrants, on se rend bien compte que le modèle de polyculture-élevage présente un intérêt et contribue à garder des terres fertiles. » 

Un site optimisé pour produire davantage

Les capacités de production de l'usine sont passées de 50 000 à 70 000 t d’aliment par an. L’augmentation de la capacité de production est en partie due à des optimisations logistiques, avec notamment la modification du processus de fabrication en passant d’un système en pré-broyage (où chaque matière première était broyée, puis stockée séparément) à un système en prémélange, où les aliments sont mélangés avant d’être broyés. L'alimentier a ainsi réussi à diminuer ses besoins en stockage. « On a travaillé à identifier les goulots d’étranglement pour gagner en productivité », détaille François Ryckebusch. Le site présente ainsi 80 % d’équipements neufs, et est particulièrement automatisé.

Le site propose maintenant une gamme de production plus large, avec de nouveaux mélanges (mash) et moutures (farine, granulés ou encore miettes) pour répondre aux besoins des différents types d'élevage. 

L'usine de Neuville-sur-Escaut vient ainsi en renfort de celle d’Aire-sur-la-Lys, la seconde de fabrication d'aliment du groupe qui avait assuré le maintien de la production durant les travaux. L’objectif était de disposer de deux sites avec la même offre pour avoir des sites de production de proximité pour les éleveurs. « On tenait à maintenir ce savoir-faire industriel dans la région », précise François Ryckebusch.

La rénovation de l'usine aura permis le maintient de 11 emplois et contribue au fonctionnement de l'économie locale. En effet, ce projet répond à une volonté de la coopérative de maîtriser l'intégralité de la chaîne de production, de la fabrication de l'aliment à la commercialisation des produits via le réseau de la coopérative, en grande distribution comme dans les magasins Prise Direct, une filiale du groupe Advitam.

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