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Fortes chaleursÀ chacun sa technique pour préserver les vaches du coup de chaud

La brumisation permet de rafraichir les vaches, notamment lorsqu'elles sont assez serrées en aire d'attente de la salle de traite. (©Terre-net Média)
La brumisation permet de rafraichir les vaches, notamment lorsqu'elles sont assez serrées en aire d'attente de la salle de traite. (©Terre-net Média)

« Comment gérez-vous les grosses chaleurs ? » Un éleveur posait récemment la question sur les réseaux sociaux. L'occasion de partager les réflexions de chacun.

C'est bien connu, dès que le thermostat passe les 22°C, les vaches peuvent se trouver en situation de stress thermique. Imaginez donc leur état lorsqu'il affiche plus de 30°C ! Perte de lait, reproduction perturbée... : les dégâts sont mesurables. Alors les éleveurs s'adaptent pour les rafraichir, comme Bertrand en Bretagne qui a installé un système de brumisation :

Au pâturage : trouver l'ombre

Sur le groupe Facebook "Pâturage et discussion", un éleveur explique : « J'ai des paddocks avec de l'ombre mais ça n'est pas le cas partout... » Demandant des conseils à ses collègues pour gérer cette période délicate au pâturage, il découvre les astuces de chacun :

- Inverser, c'est-à-dire les garder en stabulation la journée et au pâturage la nuit,

- Laisser le bâtiment accessible pour leur laisser le choix entre dehors et dedans,

- Laisser une zone d'ombre accessible (voire même le chemin si c'est là qu'il y a l'ombre),

- Les affourager dans le pré avec ombre, « d'autant plus en ce moment où il n'y a plus rien à manger dans les paddocks ».

Monotraite : la fausse bonne idée ?

Toujours sur les réseaux sociaux, une éleveuse explique aussi : « J'envisage la monotraite pour les jours où il fait très chaud (plutôt tard dans la matinée et pas de traite le soir pour traire de nouveau très tôt le lendemain matin, vers 4-5 h. Qu'en pensez-vous ? »

Les réactions sont nombreuses : « Plutôt que traire qu'une fois, mieux vaut traire plus tôt le matin et plus tard le soir », recommandent ses collègues. En effet, le risque de passer temporairement en monotraite serait de « faire plus de mal que de bien, la chaleur étant déjà très perturbante pour les vaches ». Ceux qui pratiquent déjà la monotraite confirme : « On ne change pas les habitudes du jour au lendemain. En général, les cellules montent durant cette phase, donc la combiner avec les fortes températures, c'est risqué... »

Un autre témoigne : « Moi je vais plutôt décaler la traite du matin vers 9h, les laisser en bâtiment avec de l'enrubannage jusqu'à la traite du soir (vers 17h), puis leur donner l'accès à un paddock complet pour la nuit. »

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