«L’impact positif des haies bocagères est désormais bien connu de tous, que ce soit en matière de bien-être animal, de biodiversité ou de protection des sols, souligne Jean-Charles Vicet, spécialiste de l’agroforesterie à la chambre régionale d’agriculture des Pays de la Loire. Malgré ce rôle crucial, les exploitants agricoles n’organisent pas toujours suffisamment leurs opérations d’entretien, souvent par manque de temps ou de connaissances. Cela se traduit par une sous-valorisation, voire par des dégradations, du potentiel de ces haies. C’est pourquoi nous proposons des formations spécifiques. Elles servent aussi à la mise en place d’un outil, appelé “le plan de gestion”, qui a notamment pour objectif d’améliorer la valeur et les avantages des haies, via une optimisation des interventions. »
Mais de quoi s’agit-il exactement ? « La réalisation d’un plan de gestion débute par un inventaire afin d’estimer au plus juste le linéaire d’arbres et d’arbustes présents sur l’exploitation, ainsi que la nature et le stade de développement des différentes essences de bois, précise Thomas Huneau, également conseiller à la chambre d’agriculture. Ce bilan sert éventuellement à identifier les pratiques néfastes à bannir à l’avenir, tout en définissant les actions positives à engager. Il faut par exemple éviter les tailles trop fréquentes ou mal synchronisées, pouvant affaiblir les arbustes et réduire leur fonction écologique. Ce plan de gestion inclut donc une planification des interventions selon un calendrier précis, respectant les cycles biologiques des espèces qui vivent dans les haies. Il facilite aussi la priorisation des travaux, en ciblant d’abord les secteurs les plus dégradés. »
Avoir une approche globale du chantier
Le plan de gestion ne se base pas uniquement sur l’aspect écologique. Il intègre aussi la rotation culturale des parcelles, ainsi que les disponibilités en main-d’œuvre et en équipements, afin d’optimiser l’organisation des chantiers. En anticipant ces opérations, l’agriculteur réduit les coûts et gagne en efficacité. Les contraintes liées à l’exploitation sont prises en compte : pénibilité du travail, sécurité, présence de routes, de lignes électriques ou téléphoniques… Cette organisation favorise également la biodiversité en maintenant des habitats variés et en assurant la continuité écologique, essentielle pour la faune locale. « Un entretien bien conduit renforce aussi la résilience des parcelles face à l’érosion, au ruissellement et aux aléas climatiques, assure Jean-Charles Vicet. Il existe actuellement deux formes de plan de gestion. La première repose sur un cadre national et a pour finalité l’obtention du Label Haie, une reconnaissance qui donne droit à un versement supplémentaire de l’ordre de 20 €/ha via les primes Pac. Ce label est intéressant mais le cahier des charges est relativement exigeant. C’est pourquoi le réseau des chambres d’agriculture propose un second référentiel, plus simple mais très efficace et tout aussi adapté aux besoins des agriculteurs. Dénommé PDGHP, pour plan de gestion des haies partagées, il offre également des solutions durables. C’est pourquoi la profession espère que ce dispositif donnera aussi l’accès à des aides publiques dans le cadre de la prochaine Pac. »
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