« A la préfecture, on a trouvé de la terrine de lapin chinoise, du bœuf espagnol, de la joue de porc congelée allemande, des champignons de Paris polonais, des tomates belges », a indiqué à la presse Stéphane Donckele, secrétaire général de la Fdsea de Seine-Maritime. « Il y avait aussi beaucoup de produits conditionnés en France mais dont l'origine était incertaine », a-t-il précisé. Exemple du flou sur l'étiquetage des produits , le dirigeant syndical a cité l'exemple d'un pot de miel avec la mention « origine européenne ou non européenne ».
La préfecture a souligné pour sa part que le restaurant collectif était géré par une association indépendante, non soumise aux règles des marchés publics. « Les éleveurs ont mis l'accent sur quelques produits mais 80 % des produits que nous utilisons sont d'origine française », a déclaré à l'Afp le président de cette association, Laurent Mabire. « Nous travaillons au maximum en circuits courts mais nous sommes dépendants aussi des catalogues de nos fournisseurs », a-t-il ajouté. « Nous cuisinons nous-mêmes, nous épluchons nos légumes, nous faisons mijoter nos plats mais il est vrai par exemple que les échalotes utilisées sont chinoises car ce sont les seules proposées déjà émincées », a-t-il expliqué.
A la cantine du Conseil régional, qu'ils ont également visitée, les éleveurs n'ont quasiment rien trouvé qui aurait pu les irriter. « C'était mieux qu'à la préfecture », a reconnu Stéphane Donckele, qui n'a pu mentionner que des oignons en provenance d'Egypte.
Une petite quarantaine d'éleveurs ont participé à ces « inspections » qui ont aussi concerné la cité administrative de Rouen. Les éleveurs sont repartis dans le calme sans détruire les produits incriminés.
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