« Après deux ans de négociations entre les services vétérinaires français et turcs, la Turquie vient d'accepter de rouvrir son marché aux exportations de bovins français », a annoncé le ministère de l’agriculture dans un communiqué lundi 13 novembre 2017. « Elle lève ainsi un embargo en place depuis la détection en France, en septembre 2015, du sérotype 8 du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO). »
Cependant, les conditions demandées par les autorités turques pour exporter sont strictes, assure le communiqué : « zone d'exclusion autour des foyers de FCO, vaccination et dépistage préalables des bovins exportés, protection des animaux vis-à-vis des insectes vecteurs ».
« Pour mémoire, la FCO est une maladie virale, transmise par des moucherons (culicoides). Les espèces sensibles sont les ruminants domestiques (ovins, bovins, caprins) et sauvages. Deux sérotypes du virus (le numéro 8 et, tout récemment, le numéro 4) sévissent en France continentale. Cette maladie est strictement animale et n’a aucune incidence sur la sécurité sanitaire des denrées (viande, lait, etc). »
Difficile d'accès pendant de longues années, le marché turc s'était fermé après la reconnaissance par la France du génocide arménien en décembre 2011. Il avait rouvert en 2015. De janvier à septembre 2015, la France avait expédié 70.000 animaux en Turquie et les éleveurs français espéraient alors pouvoir exporter dans ce pays jusqu'à 200.000 bovins vifs annuellement.
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