En avançant ces chiffres « collectés département par département » par ses services, le ministre insiste sur « l'urgence » à traiter « trois crises, bovine, porcine et laitière, (qui) se conjuguent ». « Près de 10 % des exploitations d'élevage, soit entre 22 et 25.000, sont cet été au bord du dépôt de bilan », avance Stéphane Le Foll.
D'après Le Parisien, cela représente « au moins 40.000 emplois directs ». « Dans la crise actuelle, chacun est responsable, du consommateur à l'élu local, qui doit privilégier les produits français dans la restauration collective », insiste-t-il. Il rappelle aussi qu'en juin, « tous les acteurs se sont engagés à augmenter les tarifs et à répercuter cette sur les producteurs ». Il convient également de « réorganiser l'offre française en valorisant le logo Viande de France, qui permet au consommateur d'être sûr de l'origine des produits. Alors, il sera prêt à payer un peu plus cher ».
Les éleveurs ont multiplié les actions ces dernières semaines, dans l'Ouest notamment, pour protester contre l'absence de remontées des prix de leurs productions. Une conférence agricole a été organisée jeudi au Sénat pour envisager les mesures d'urgence en faveur des éleveurs.
Le président de la Fnsea Xavier Beulin a pour sa part indiqué jeudi lors d'une conférence agricole organisée au Sénat que « 400 exploitations porcines étaient au bord du dépôt de bilan » dans l'ouest de la France. Pour le patron du premier syndicat agricole français, au delà des mesures d'urgence dont la première est d'appliquer l'accord sur la remontée de prix, il faut organiser un « plan de désendettement massif » de cette branche.
« Sans être démagogue, les paysans aujourd'hui ont beaucoup de mal à comprendre qu'on pourrait accepter un certain nombre d'aménagements concernant un pays de l'Union européenne (la Grèce, ndlr) et laisser de côté un pan de notre économie, à travers son élevage », a-t-il ajouté.
Le président du Sénat Gérard Larcher a également indiqué qu'il allait rappeler au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker « qu'en cas de crise on peut décider de mesures exceptionnelles » comme le stockage du porc.
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