Organisée par l'antenne landaise du syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), l'opération, baptisée « Viande de nulle part », visait notamment à attirer l'attention sur la difficulté pour les consommateurs d'identifier la réelle provenance des viandes vendues en supermarché, en l'absence d'un étiquetage clair sur l'origine des produits. « On n'empêche pas le client d'acheter de la viande étrangère puisqu'elle est sur le marché, mais on veut que le client soit pleinement conscient de son choix, et donc qu'il y ait l'origine absolument marquée dessus », explique François Darbo, secrétaire général des JA des Landes.
Les éleveurs dénoncent notamment l'utilisation excessive des logos certifiant l'origine française , l'affichage camouflé de l'origine des produits, et « l'opacité » des grandes marques de charcuterie sur la traçabilité, en particulier pour les produits tels que les jambons, lardons et saucissons. Ils déplorent également la présence sur les étals de supermarchés de « magrets de canard bulgares ». « On est quand même dans les Landes, le pays du canard ! On a des producteurs et des produits de qualité et nos magasins importent des viandes de Bulgarie, dont on ne connaît pas les normes d'hygiène et d'élevage ! », s'insurge François Darbo.
Dans les quatre supermarchés où ils se sont rendus - Carrefour, Leader Price, Intermarché, Leclerc - la quinzaine d'éleveurs participant à l'opération ont apposé des autocollants portant la mention « Viande de nulle part » sur les produits dont l'origine n'était pas mentionnée. Et pour ceux dont la traçabilité peut être parfaitement identifiée, des autocollants indiquant « Viande d'origine connue ». « Il faut vraiment qu'il y ait une grosse pression du gouvernement envers la grande distribution, envers les transformateurs et les premiers acheteurs de nos productions », martèle Guillaume Dezes, président des JA des Landes. « Il y a trop longtemps que cela dure, on va perdre énormément d'éleveurs cette année, par dizaines. La situation ne peut plus durer ! ».
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