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Cliquez sur la vidéo pour lancer l'interview de Christophe Perrot, économiste à l'Idele, réalisée au Space (septembre 2017)
L’indicateur de marge laitière Milc a été primé en septembre dernier par un Innov’Space. Créé par l’Institut de l’élevage, ce « thermomètre » de conjoncture prend en compte à la fois les produits et les charges d’une exploitation laitière. Christophe Perrot, économiste de l’Institut de l’élevage explique : « Depuis 1997, nous utilisions l’indice Ipampa pour mesurer l’évolution mensuelle du panier de charges d’un éleveur laitier. Cependant, depuis la crise de 2009, la volatilité ne concerne plus que les charges mais aussi les produits. Il nous fallait donc un indicateur de marge. »
L’outil Milc calcule donc la différence entre la valeur des produits vendus et celle du panier de charges de l’Ipampa (les mêmes exploitations de référence servent à calculer les produits et les charges). Ainsi, la marge obtenue est adaptée à la volatilité des intrants et du prix du lait.
Milc : un véritable outil de négociation de prix du lait
Concrètement, Milc est utilisé dans les négociations de prix du lait entre les transformateurs et distributeurs de par l’obligation de la loi Sapin 2. Il permet également de fournir un bulletin de conjoncture mensuel dont Christophe Perrot affirme que « les données sont plutôt semblables aux résultats réels en fermes ».
L’outil pourrait également être pris en compte dans les négociations de prix du lait non pas entre distributeurs et transformateurs mais entre éleveurs et laiteries. « Milc peut servir d’indicateur d’alerte du prix en étant intégré au contrat en tant que clause, explique l’expert. Il peut également entrer dans des formules de calcul du prix du lait. » Des discussions sont d’ailleurs probablement en cours dans certaines laiteries.
Au niveau national et européen, selon l’orientation de la Pac, l’indicateur pourrait entrer dans la création d’un instrument de sensibilisation du revenu afin de compenser la marge lorsqu’elle est inférieure à la valeur de référence. Enfin, peut-être que certaines compagnies d’assurance l’utiliseront à l’avenir afin d’indemniser les producteurs de lait dans le même schéma de fonctionnement que pour les assurances récolte.
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