Les représentants de l’organisation transversale de producteurs France Milkboard Grand Ouest annoncent avoir signé un contrat cadre avec Bongrain. Les trois OP France milkboard agréées affichent par ailleurs leur volonté de créer une Aop transversale ouverte à d’autres OP.
« Depuis un an, l’organisation de producteurs transversale France Milkboard Grand Ouest, qui regroupe des producteurs de lait livrant à différentes laiteries (Bongrain, Lactalis, Bel, St Malo, St Père et Vaubernier) a enclenché une négociation de contrat « équilibré » avec les responsables du groupe Bongrain, expliquent ses représentants dans un communiqué. « Des représentants de producteurs Bongrain des trois Fmb (Normandie, Grand-Ouest et Sud-Ouest) ont participé à ces discussions. »
« En 2012, suite à la saisie du médiateur par des producteurs Bongrain, le groupe Bongrain s’engageait à travailler à l’élaboration d’un contrat cadre avec les représentants de Fmb.
Après plusieurs rendez vous, un contrat cadre Fmb-Bongrain a été établi. Les signatures des contrats cadres par les présidents des trois Fmb et les responsables Bongrain ont eu lieu fin octobre. Les avancées principales concernent la durée du contrat, son renouvellement, sa cessibilité.
Désormais, les producteurs peuvent, de manière volontaire, signer le contrat d’application qui découle du contrat cadre Fmb – Bongrain, leur ôtant l’épée de Damoclès qui pesait sur leurs relations avec Bongrain. Malgré tout, à échéance du préavis de rupture commerciale au 15 décembre 2014, un dernier recommandé vient d’être adressé par l’entreprise aux producteurs non signataires.
Fort de cette première expérience, les représentants de l’organisation de producteurs Fmb envisagent de poursuivre le travail de construction de relations durables avec l’ensemble des industriels laitiers privés, (Lactalis, Bel, St Pére, St Malo, Vaubernier).
Les trois Fmb (Normandie, Grand-Ouest, Sud-Ouest) ambitionnent à terme la création d’une Aop transversale ouverte à d’autres OP ayant des objectifs similaires : l’obtention d’un prix rémunérateur, la gestion des volumes discutée entre les OP et les industriels.
La demande d’agrément pour une extension de zone de reconnaissance est également en cours, afin d’offrir la possibilité de regroupement aux éleveurs concernés par les zones de déprise laitière.
A l’approche de la fin des quotas, il reste beaucoup à faire pour que les objectifs avancés lors de la mise en place de la contractualisation et des organisations de producteurs soient atteints. C’est à nous, producteurs, qu’il appartient de nous regrouper de manière significative afin de renégocier des contrats « gagnants-gagnants » pour rééquilibrer les relations commerciales avec les acteurs économiques de l’aval de la filière. »

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