La production de gros bovins repartirait à la hausse en 2015 après une stabilisation en 2014 et une baisse des effectifs de 400.000 animaux en 2013, selon une étude du service de la statistique et de la prospective rendue publique le 14 octobre dernier. Les éleveurs français gardent des femelles dans l’attente de la nouvelle attribution des aides Pac.
Au cours des six premiers mois de 2014, les exportations de bovins finis ont baissé de près de 7 % par rapport au niveau bas du premier semestre 2013, toujours selon le ministère de l’Agriculture. « Cette situation s’explique par la fermeture du marché de certains pays tiers (Turquie) pour lesquels la demande en bovins vivants finis avait fortement augmenté à compter de la fin de l’année 2011 ».
En revanche, la production de veaux et de broutards a progressé de 2,5 % sous l’effet de la hausse des exportations de bovins maigres, les abattages de veaux de boucherie ayant reculé de près de 1 % au premier semestre.
En fait, la France et l’Espagne, les deux premiers pays européens quant au cheptel de vaches allaitantes, augmentent leurs effectifs de 7.200 animaux en France et 12.000 en Espagne. Dans les autres pays, les effectifs de vaches allaitantes reculent.
« Au premier semestre 2014, les abattages de bovins, sont aussi en repli en Europe par rapport au premier semestre 2013. S’agissant de la catégorie des bovins de plus d’un an, les abattages de femelles se maintiennent au niveau de 2013 et ceux de mâles sont supérieurs de 0,6 %. En revanche, les abattages de bovins de moins d’un an sont en fort repli. Ils sont inférieurs de 4 % à ceux de 2013. »
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