La baisse de la collecte de lait de vache, observée depuis la fin de l'été 2018, se poursuit. En février 2019, elle s'est encore repliée de - 2,5 % comparé au même mois l'an dernier. Les fabrications sont également en recul pour la majorité des produits laitiers, excepté la crème conditionnée et les fromages.
La collecte de lait de vache a de nouveau baissé en février 2019 selon Agreste, le service de statistique et prospective du ministère de l'agriculture, de - 2,5 % par rapport à la même période l'année dernière. La diminution, initiée à la fin de l'été suite à la sécheresse, perdure dans la plupart des régions françaises malgré l'augmentation du prix du lait, sauf en Normandie où les livraisons progressent de + 2,2 % car la production fourragère a été mois impactée par les conditions sèches. Pour la même raison, le retrait est moins marqué dans le nord-ouest de la France : - 1,8 % dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie et - 0,8 % dans le Grand-ouest. Dans les autres bassins laitiers, il varie entre - 5,4 et - 11,9 % et s'avère logiquement plus prononcé dans le sud. Point positif : cette baisse des livraisons de lait qui a entraîné une revalorisation du prix du lait dans toutes les zones de production, de + 1,2 à + 4,2 % (2,4 % en moyenne).
D'après Eurostat, la collecte laitière européenne s'est également retirée de - 1 % en janvier 2019 comparé au même mois de 2018 en raison du recul de la production dans les grands pays producteurs : - 2,1 % en Allemagne et - 5,1 % aux Pays-Bas. En revanche, elle a augmenté en Irlande (+ 4,5 %), en Pologne (+ 3,2 %) et au Royaume-Uni (+ 2,7 %). Sur le mois de février 2019, le lait bio représente 3,7 % du total de la collecte, contre 3,1 % en février 2018, et la part des laits AOP/IGP atteint 15,8 %.
Concernant les fabrications de produits laitiers, elles régressent de - 0,1 % pour les fromages frais, de - 0,4 % pour le lait conditionné, de - 3,2 % pour les fromages à pâte filée et de - 3,8 % pour les yaourts et les desserts lactés. En revanche, elles s'accroissent de + 1,9 % pour les fromages à pâte molle, de + 3,3 % pour la crème conditionnée, de + 4,9 % pour les fromages à pâte persillée et de + 8,2 % pour ceux à pâte pressée non cuite. Les fabrications de matières grasses diminuent de - 0,3 %, celles de caséines et caséinates de - 0,7 %. Les poudres séchées reculent de - 7,1 %, les poudres de lactosérum de - 2,1 % et celles de babeurre de - 11,2 %.
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