« Aujourd'hui, si les viandes provenant d'abattages rituels sans étourdissement ne trouvent pas preneurs dans le marché confessionnel, elles peuvent être vendues dans les rayons de supermarché sans aucune mention informative. » Pour l'OABA (œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs) c'est un manque de traçabilité et un défaut d'information vis-à-vis des consommateurs.
L'association qui a mis en demeure le ministère de l'agriculture en février 2020 s'est vu répondre le 1er juillet par le conseil d'État que la Cour européenne des droits de l'Homme « n’imposait pas à l’État de rendre obligatoires des mesures de traçabilité, en vue de garantir à certains consommateurs finals qu’ils ne consomment pas des viandes issues d’abattages pratiqués sans étourdissement » et que « l'OABA, qui ne se prévaut d’aucune conviction religieuse reposant sur la prohibition de la consommation des viandes ou des produits carnés issus d’abattages pratiqués sans étourdissement, ne peut pas utilement invoquer le principe de laïcité pour demander l’annulation de la décision qu’elle attaque ».
« En résumé, d'après cette décision, il faudrait être religieux pour invoquer la laïcité », s'étonne l'association dans un communiqué. De ce fait, l'OABA va plus loin et saisit maintenant la Cour européenne des droits de l'Homme, espérant que « le droit et l’éthique l’emporteront sur les considérations économiques et politiques ». Affaire à suivre...
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