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Pierre Trémouille, éleveur de LimousinesDiminuer son coût de ration de 25 % en repensant son système fourrager

Éleveur en Dordogne, Pierre Tremouille a réussi à diminuer de 25 % son coût alimentaire en repensant son système de cultures. Ses solutions : luzerne, méteil et pâturage dynamique.

Pierre Tremouille, éleveur de bovin viande en Dordogne (24) a repensé le fonctionnement de son exploitation avec le GIEE des éleveurs des coteaux Sarladais, et la chambre d'agriculture de Dordogne. 

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Sa réflexion autour de son exploitation visait plusieurs objectifs : réduire son coût alimentaire, améliorer la vie des sols ou encore optimiser son temps de travail.

Une baisse de 25 % du coût alimentaire 

À la recherche du meilleur compromis entre croissance et coût de la ration, l'éleveur a réussi à réduire son coût alimentaire de l'ordre de 25 %, en passant d'une ration de 2,50 € par jour et par animal, à une formule à moins de 2 €. 

Pour ce faire, il a travaillé sur le correcteur azoté. Tout d'abord en cherchant à acheter mieux : « avant j'achetais au marchand d'aliment, maintenant, en mutualisant avec le GIEE, on devient capable d'acheter des semis entiers ce qui fait déjà une première économie ».

Le jeune agriculteur a ensuite cherché à réduire la part de correcteur présente dans la ration. En intégrant la luzerne dans les rotations, il est parvenu à sécuriser son système fourrager. Il a également implanté des mélanges de céréales et protéagineux qui permettent d'associer l'apport énergétique de la céréale et l'apport protéique, avec des pois, des féveroles ou encore de la vesce. 

Un excédent de fourrage via une bonne gestion du pâturage

Pierre Tremouille a cherché à optimiser sa saison de pâturage via la pâturage dynamique. Les vaches sont maintenant en pâture du 25 mars au 1er décembre. Les parcelles ont été redécoupées en plus petits enclos, des points d'eau ont été ajoutés. Avec de l'herbe de qualité et des bonnes repousses, l'agriculteur parvient à faire pâturer plus d'animaux sur une même surface, et au final à gagner en autonomie fourragère :  « on se permet de vendre entre 200 et 300 rouleaux de foin chaque année, ce qu’on ne pouvait pas faire il y a deux ou trois ans ». 

Avec le semis direct, on passe moins de temps dans les tracteurs

Le choix du semis direct lui a permis de poursuivre sa démarche de préservation des sols. L'ensemble des surfaces dédiées aux céréales ou méteil sont sursemées avec des couverts végétaux, puis ensemencées avec un semoir de semis direct auquel il a accès avec le GIEE. « Les rendements sont très dépendants des aléas climatiques, mais dans l'ensemble, on n'a rien à envier à ceux qui sont en cultures traditionnelles. On passe également moins de temps sur nos tracteurs, on a tous des familles : on préfère passer du temps avec elles que sur nos tracteurs ! » conclut l'éleveur. 

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