Après la mise en route provisoire et progressive du Ceta, l’accord commercial entre l’UE et le Canada, l’Union européenne négocie avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Bolivie) pour un autre accord de libre-échange. Jeudi 28 septembre 2017, la Commission a proposé aux États membres d’octroyer un contingent tarifaire annuel de 70 000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine, partagé de manière égale entre viande fraîche et viande congelée.
La FNB dénonce « avec force cette attitude aussi incohérente qu’injustifiable et se tient prête à engager un bras de fer sans concession avec Bruxelles. ». Pour le syndicat, cette proposition pourrait signer l'arrêt de mort des éleveurs. Quant à Interbev, elle « dénonce avec force l'irresponsabilité de ces futures négociations commerciales et demande au Gouvernement français de rejeter ce nouvel accord. »
LA FNB et Interbev vilipendent le mode de production des viandes sud-américaines : « des viandes produites à bas coûts, au sein d’élevages responsables d’une déforestation massive, utilisant sans restriction farines animales et autres traitements vétérinaires interdits au sein de l’UE. »
La FNB rappelle également le récent scandale sanitaire au Brésil : « Le Brésil est empêtré depuis plusieurs mois dans un scandale de corruption ayant abouti à la mise en œuvre d’un vaste réseau de commercialisation de viandes avariées, impliquant tout à la fois le géant industriel du secteur de la viande et les services vétérinaires de l’Etat ! »
« Nous redemandons l’exclusion définitive de la viande bovine de cet accord et n’accepterons aucune alternative à cette exclusion. Nous nous battrons avec force et détermination pour préserver nos exploitations, nos emplois et notre modèle de production » ont indiqué les éleveurs de la FNB. Dominique Langlois, président d'Interbev est sur la même longueur d'onde : « Notre demande d'exclusion définitive de la viande bovine de tout accord commercial entre l'UE et le Mercosur est non négociable. Nous refusons que les viandes bovines servent une nouvelle fois de monnaie d'échange. Il en va de l'avenir de la filière bovine française, au service des populations, des territoires et de l'environnement. »
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