Un amendement, introduit par deux députés socialistes, créant une taxe de 5 % sur le chiffre d'affaires de ces entreprises à partir du 1er janvier 2016, a été voté mercredi soir par la commission des finances de l'Assemblée.
« C'est demander aux entreprises l'impossible », a réagi Culture Viande dans un communiqué, ajoutant que les sociétés visées n'ont « pas les moyens de supporter une telle taxe ».
Alors que ce nouveau prélèvement est, selon ses inventeurs, censé « abonder un fonds de soutien conjoncturel aux éleveurs en difficulté », Culture Viande affirme que « les entreprises françaises d'abattage-découpe sont actuellement frappées comme les éleveurs par une crise sans précédent » et rappelle que « deux de ses fleurons » ont déposé le bilan l'an dernier.
Fin 2014, le volailler breton Tilly-Sabco puis les Abattoirs industriels de la Manche (AIM, spécialisé dans le porc) s'étaient déclarés en cessation de paiement, avant d'être rachetés au prix de nombreux licenciements.
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