« 10 vaches allaitantes, 50 moutons, 25 chèvres, 72 ruches… Voilà quelques-uns des seuils en dessous desquels le ministère de l’agriculture n’a pas jugé utile de soutenir les éleveurs dans l’application française de la politique agricole commune, explique le syndicat dans un communiqué. Cette mesure est, depuis le début des négociations, fortement combattue par la Confédération paysanne. »
« En effet, elle met en péril les petites fermes et les plus diversifiées qui sont pourtant les plus créatrices d’emploi, de dynamique des territoires et les plus en phase avec l’objectif agro-écologique avancé par le ministère ! Dans la droite ligne de ces mobilisations, la Conf’ a donc déposé des recours sur ces planchers auprès du Conseil d’Etat ». Le dernier en date concerne le seuil pour les vaches allaitantes et a été déposé mardi 27 octobre.
« Cette discrimination favorise les élevages les plus spécialisés et les plus gros puisque le ministère a décidé de ne pas plafonner efficacement les aides, poursuit le syndicat. Il s’agit donc d’un choix politique de ne pas donner les mêmes droits à tous. La Confédération paysanne continue donc de revendiquer une répartition juste et cohérente des aides en direction des fermes porteuses d’avenir en termes d’emploi, de vitalité du monde rural, d’environnement et d’alimentation. »
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