Depuis le début de la crise agricole, fin janvier, les manifestations d'agriculteurs et témoignages s'accumulent pour décrire la dureté du quotidien en agriculture (revenus insuffisants, astreintes....) alors même que la profession a grand besoin d'attirer des nouveaux profils : un tiers des agriculteurs seront partis à la retraite d'ici dix ans, selon le ministère de l'agriculture.
Le Salon de l'agriculture lui-même est sous la menace de manifestations, et les organisateurs ont indiqué qu'ils allaient porter la sécurité « au maximum ». « Habituellement c'est toujours une fête. Je pense qu'il est nécessaire de maintenir, autour du Sia, des éléments de communication positive auprès du citoyen », a déclaré le président des chambres d'agriculture, Sébastien Windsor, lors d'une conférence de presse.
À quatre jours de l'ouverture de ce salon « un peu particulier », Sébastien Windsor estime qu'il sera « un moment d'expression des difficultés du monde agricole » auprès de leurs concitoyens. Il compte aussi sur ce moment de « dialogue direct » entre les visiteurs et les agriculteurs pour faire comprendre aux consommateurs qu'ils peuvent « accompagner l'agriculture ».
« Pour régler ces mêmes problèmes de revenu qui ont fait que les agriculteurs sont descendus dans la rue (...), il est important d'embarquer le consommateur et de (lui) expliquer que le revenu, il passe aussi par sa capacité à mettre quelques centimes ou quelques euros de plus dans son assiette, dans son alimentation », a-t-il affirmé.
Le président des chambres d'agriculture a ajouté comprendre « que l'immense majorité des Français aient des problèmes de pouvoir d'achat » mais a dénoncé un « arbitrage » des dépenses souvent fait au détriment de l'alimentaire.
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