Pour développer son business, Savencia s’appuie sur ses trois activités et sa couverture mondiale.
Savencia dépasse pour la première fois les 7 milliards d’euros (Md€) de chiffre d’affaires en 2024 : 7,14 Md€, contre 6,791 Md€ en 2023 (+ 5,1 %). Le groupe poursuit son développement en dehors des frontières européennes (+ 19 % du CA international). Il a finalisé l’acquisition de l’argentin Williner (78 M€ dans le CA) et s’appuie en particulier sur les ingrédients et son activité Food Service, appelés dans le jargon de l’industriel « autres produits laitiers ». « Aidé par sa marque emblématique Elle & Vire, le Food Service est un pilier d’avenir pour le groupe », pointe Olivier Delaméa, le directeur général.
La Chine, client majeur pour la crème
En Asie, la Chine et la Corée du Sud sont le cœur de cible du groupe grâce au fort développement du commerce en ligne. La Chine est également un important débouché pour sa crème. « Nous y sommes le plus gros importateur français de crème. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous faisons partie des trois industriels européens sélectionnés par le gouvernement chinois pour son enquête antidumping. Nous devrions être audités avant l’été. » Et le DG de Savencia d’ajouter : « Nous vivons déjà avec 15 % de droits de douane à l’entrée de la Chine contre zéro pour la Nouvelle-Zélande. Nous saurons nous adapter si le niveau de taxation est relevé. » Sur place, un de ses deux sites fabrique des sucettes de fromage sucré destinées aux enfants. Elles sont vendues sous sa marque internationale Milkana.
Avec 31 % du CA, contre 27 % en 2023, la progression à l’international équilibre le mix des débouchés. L’Europe reste autour des 32-33 %, tandis que la France, en recul de 31 M€, descend à 37 % (40 % en 2023). « La France est un marché particulièrement ardu. Les enseignes de distribution ont en tête de ne pas accepter de hausses tarifaires. En 2025, nous en avons obtenu, mais pas au niveau que nous souhaitions. »
Augmenter le niveau de marge
Le pays des fromages reste néanmoins sa base de lancement puisque 70 % de ses quelque 5 milliards de litres sont collectés dans l’Hexagone. De même, si les « autres produits laitiers » dopent l’activité, les fromages restent le cœur du réacteur financier. Les premiers baissent de 1 M€ dans le résultat opérationnel courant, les seconds y augmentent de 25 M€. Le groupe se dit optimiste, malgré les tensions géopolitiques mondiales. « La dynamique internationale est positive. Avoir une couverture mondiale des marchés est un atout formidable, affirme Olivier Delaméa. Nous voulons améliorer notre niveau de marge, qui est aujourd’hui de 1,5 %, pour financer notre développement et conserver notre indépendance. » La stratégie sur le prix du lait français ne va donc pas bouger : être de 1 % à 1,5 % au-dessus du prix FranceAgriMer. Le résultat net s'élève à 107 M€ en 2024 (+10,9%).
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