Le 10 janvier, trois cas de fièvre aphteuse ont été détectés en Allemagne. La détection du foyer a conduit à l’abattage préventif d’un troupeau de buffles asiatiques de 14 animaux, près de Berlin. Une première au sein de l’Union européenne depuis 2011.
L’Anses évalue l’efficacité des vaccins disponibles
Dans un communiqué, l’Anses a annoncé être sur le qui-vive pour éviter la propagation de la maladie. « Le laboratoire de santé animale procède actuellement à des tests de concordance vaccinale pour évaluer l’efficacité des vaccins actuellement disponibles sur la souche virale détectée en Allemagne », détaille l’Agence nationale dans un communiqué. Bien qu’interdite de façon systématique en Europe depuis 1991, l’Anses estime que la vaccination ciblée est une carte à jouer afin d’endiguer la progression de la maladie.
L’Anses a également fait parvenir aux laboratoires allemands des protocoles de détection de la fièvre aphteuse, et travaille sur le développement d’une nouvelle méthode de diagnostic rapide.
Surveillance des importations en provenance d’Allemagne
Pendant ce temps, une surveillance accrue a été mise en place à l’échelle européenne. La France n’a cependant pas interdit l’importation d’animaux depuis l’Allemagne, contrairement à la Pologne ou encore au Royaume-Uni. Des analyses sérologiques ont toutefois été réalisées sur des porcs importés d’Allemagne. Le virologiste Labib Bakkali Kassim, responsable du Laboratoire de référence de l’Union européenne estime qu’il est « peu probable qu’une contamination soit détectée sur les spécimens importés en France, puisque la période d’incubation du virus varie entre deux et quatorze jours et nous nous trouvons désormais au-delà ». Le scientifique juge cependant le risque de propagation du virus « élevé ».
Comment reconnaître la maladie ?
Bien que non transmissible à l’homme, la fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse, se caractérisant par l’apparition d’aphtes, puis d’ulcères sur les muqueuses des bovins, ainsi que sur les onglons. Les lésions sont accompagnées de troubles de la mastication, salivations importantes, et s’ensuivent des difficultés à s’alimenter. L’animal peut également présenter des boiteries lorsque la maladie touche les onglons. La fièvre aphteuse est rarement létale pour les animaux adultes, mais peut être mortelle chez les plus jeunes.
En l’état actuel de la réglementation, la détection d’un cas de fièvre aphteuse entraîne l’abattage du troupeau. Une zone de protection (3 km) autour de la structure est mise en place, ainsi qu’une zone de surveillance (10 km autour du foyer).
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