Les régions essentiellement concernées par la tuberculose bovine sont la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie. Dans cette dernière, la principale zone de prophylaxie renforcée est à cheval entre l’Orne et le Calvados, et ce depuis 2018. La quatrième campagne de dépistage, de sept mois, est en cours et s’achèvera le 31 mai.
Dans l’Orne, sur l’année civile 2021, aucun nouveau foyer n’a été détecté, mais la rechute d’un foyer a été enregistrée en mars dernier. L’hypothèse d’une recontamination par des blaireaux est émise. Des prélèvements effectués dans le secteur de cet élevage, deux se sont révélés positifs : un en 2020, un en 2021. Du 1er novembre au 11 mars, selon l’administration, l’Orne totalisait 93 élevages provisoirement sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance (APMS), dont 65 laitiers.
Dans le Calvados, huit nouveaux foyers ont été dépistés en 2021, dont un laitier et deux lait + viande, ce qui a conduit à un abattage intégral des troupeaux. Deux foyers, repérés dans le cadre de l’inspection des carcasses en abattoir, ont mis au jour une souche de bactérie inexistante en France depuis vingt-cinq ans : la GB11. Dans les six autres, c’est la souche normande GB35 qui apparaît. Sur les quatre premiers mois de 2022, le Calvados n’enregistre pas de nouveau cas. Parmi les 90 000 bovins testés jusqu’en avril, 550 ont réagi « non négatifs » au test IDC, ce qui a conduit à environ 300 élevages en APMS et 380 abattages diagnostics.
La France dépense environ 25 M€ par an dans la lutte contre la zoonose, les éleveurs de l’ordre de 4 M€.
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