Le Sidam a mis les moyens pour une vaste campagne de communication sur l’élevage à l’herbe, mais surtout il a défini 27 indicateurs de durabilité pour les élevages du Massif central.
Si le Massif central se caractérise plutôt par son élevage allaitant, l’élevage laitier représente tout de même plus de 5 000 exploitations en 2020, reposant principalement sur des systèmes herbagers. Le Sidam (réseau des chambres d’agricultures du Massif central) a voulu mettre en avant cet atout vis-à-vis du consommateur, notamment pour favoriser l’achat local, afin de maintenir les paysages et l’économie du territoire.
Une vaste campagne de communication a donc été lancée pour valoriser le pâturage (cinéma, site internet, livre blanc, réseaux sociaux) (1), notamment au Sommet de l’élevage. Mais l’organisme qui regroupe les 16chambres d’agriculture du Massif central et celle de Bourgogne, a surtout identifié 27 indicateurs de suivi de performance pour mieux accompagner le développement de l’élevage dans la zone d’ici à 2040 à travers le projet Durab’El, issu d’un an de réflexion. René Baumont, directeur de recherches à l’UMR Herbivores de l’Inrae a d’ailleurs rappelé l’importance économique de l’élevage, lors d’une conférence au Sommet le 8 octobre : « S’il n’y a plus de vache, ce serait un effondrement économique et surtout la fermeture des paysages par la forêt. Les vaches fournissent aussi des coproduits. La quasi-totalité de l’animal est utilisée dans différentes filières. » Plusieurs volets sont visés dans ces indicateurs comme l’autonomie alimentaire, l’ancrage territorial, le bien-être animal, l’environnement ou encore l’économie et le social.
27 indicateurs de durabilité
Se dégager un revenu disponible par unité de travail agricole non salarié (Utans) supérieur à deux Smic brut chargés, obtenir un indicateur annuités (hors foncier)/EBE inférieur à 40 % en rythme de croisière ou encore garder des surfaces non traitées supérieures à 75 % sur la ferme et assurer une autonomie fourragère supérieure à 90 % sont quelques exemples des références établies par le projet.
L’engagement est avant tout politique et permettrait également d’aller chercher plus facilement des financements, indicateurs de durabilité à l’appui. Pour Léa Geneix, cheffe de service et politiques publiques au Sidam, « beaucoup d’éleveurs répondent déjà au seuil défini par les indicateurs. Sur le plan pratique, ils seront des outils de plus pour les conseillers des chambres. Mais il ne s’agit pas de développer une charte de plus ou de l’administratif supplémentaire pour les éleveurs. Peut-être en ferons-nous un outil diagnostic un jour. Pourquoi pas ? Mais ce n’est pas l’objectif aujourd’hui. »
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