Une certaine stabilité mais beaucoup d’inconnues à l’avenir
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Publié le 03/05/2023
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La Chine n’a toujours pas donné son signal d’un retour important aux importations. Pour l’instant, le marché absorbe plutôt bien la hausse de collecte mondiale, modérée.
La Chine va-t-elle de nouveau importer de façon importante des poudres, comme elle l’a fait en 2021 ? Les cinq grands exportateurs mondiaux que sont l’Union européenne, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Argentine se posent tous cette question depuis le début de l’année. Pour l’instant, le géant asiatique semble sous une moindre dépendance aux importations. D’un côté, en plus des stocks de poudres dont il disposerait encore, sa production laitière a fortement augmenté ces trois dernières années (+6,8 % à 39,32 milliards de kilos en 2022 selon Idele). De l’autre, son économie tarde à retrouver le dynamisme d’avant-Covid. La réponse conditionne les cotations des poudres de ces prochains mois. Depuis la fin janvier, celles de la poudre 0 % sont relativement stables (entre 2 300 € et 2 600 €/t).
Le risque de sécheresse en Europe est l’autre grande incertitude du marché. Celle qui démarre en Espagne va peut-être inciter un certain nombre d’acheteurs à couvrir dès maintenant les besoins des prochains mois, en particulier leurs besoins en matière grasse. Fin avril, alors que le pic du printemps n’avait pas encore débuté dans l’hémisphère nord, le marché absorbait plutôt bien la hausse de la collecte mondiale, modérée : +0,5 % pour les 5 pays exportateurs au premier trimestre par rapport à 2022. C’est bien en dessous du premier trimestre 2021.
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