Les discussions entre Lactalis et l’Unell sur le prix du lait de 2024, ou au moins sur celui du premier trimestre, débutent mal. En amont des négociations tarifaires du Mayennais avec les GMS pour ses marques, et pour respecter la prise en compte des coûts des producteurs conformément à la loi Egalim, l’association d’OP a mis sur la table un prix de revient de 484 €/1 000 l, soit + 5,2 % par rapport à 2023. Pas d’accord, répond Lactalis, qui descend le niveau de hausse à +1 %, ce qui correspond à un petit +5 €/1 000 l. Réunie en congrès à Alençon (Orne) les 5 et 6 décembre, la FNPL a choisi de médiatiser le sujet. Son vice-président, Ghislain de Viron, s’est exprimé sur BFMTV jeudi matin. Rappelons que le prix de revient du lait des adhérents de l’Unell est un des indicateurs de la formule du prix du lait payé par Lactalis. Il détermine la moitié de la partie PGC France et pèse au total pour 25 % dans le calcul.
Sodiaal mieux disant
En décembre, le différentiel de prix de base entre Lactalis France et Sodiaal est de 35 €/1 000 l (respectivement 405 € et 440 €). Visiblement, le groupe mondial n’a pas l’intention de se rapprocher de son concurrent coopératif français au premier trimestre. Sodiaal a de nouveau annoncé 440 € de prix de base en janvier et février.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Quelques recommandations pour bien loger ses veaux laitiers
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?