Sur le plan mondial, une petite éclaircie pourrait arriver côté prix des produits industriels, avec le retour de certains acteurs sur le marché, notamment du fait des besoins à venir liés au Ramadan. Les prix restent cependant relativement bas.
Aux États-Unis, la collecte recule depuis juillet. La conjoncture y est morose ce qui amène l’USDA a annoncé une production nationale en hausse de seulement 0,4 % par rapport à 2022. La Nouvelle-Zélande se projette sur un marché compliqué avec un prix aux producteurs de fait plutôt bas, accompagné de craintes sur le plan climatique (phénomène El Niño). L’Europe reste plutôt en légère hausse côté collecte. L’Allemagne ou les Pays-Bas produisent toujours plus, même si un ralentissement se fait sentir. La France, elle, décroche. Et les prix payés aux producteurs baissent en Europe sauf, là encore, en France ce qui ne stimule cependant pas la production laitière du pays.
En Allemagne, comme dans d’autres pays du nord de l’Europe, un retour de la consommation dans les GMS se perçoit liée à une baisse des prix (recul de l’inflation). La demande se tient donc plutôt bien côté PGC, avec un risque de tension sur les marchés du beurre et de la poudre, du fait d’une ressource laitière qui pourrait devenir peu abondante. Côté beurre, la demande se tient, sans remplacement par de la matière grasse végétale. Un maintien de sa consommation est attendu, notamment pour l’origine France, très valorisée sur les marchés.
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