« Si les prix aux producteurs ne remontent pas rapidement, le déclin de la filière va continuer, car les éleveurs ne peuvent pas se rémunérer, s’installer et investir » explique Sophie Lenaert, responsable de la section lait de la Coordination rurale. Avec ses homologues de l’Apli, elle dénonce les baisses de prix du lait payés aux producteurs opérées par les laiteries.
« Le contexte laitier ne justifie en rien cette baisse vertigineuse, si ce n’est la volonté des industriels d’améliorer leur marge au détriment des éleveurs. » Pour Boris Gondouin, représentant de l’Apli à l’EMB, « le prix du lait Spot vient de dépasser les 500 €/1 000 l, ce qui indique qu’il y a un manque de production ».
La CR et l’Apli expliquent s’appuyer sur l’indice de marge laitière Milc adapté à la volatilité. « L’indice Milc est actuellement de 140 €/1 000 l. En moyenne, pour couvrir les charges et rémunérer les éleveurs, cet indice devrait s’établir à environ 210 €/1 000 l, soit une différence de 70 € par rapport à la valeur actuelle. En sachant que le prix réel actuel du lait est de 450 €/1 000 l, si nous voulons obtenir une juste rémunération, le prix du lait devrait également augmenter du même montant pour atteindre l’ordre de 520 €/1 000 l » détaille Joseph Martin, président de la CR Bretagne. « Loin d’être utopique, ce prix a été atteint début 2023 », rappelle le syndicat.
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