« Les producteurs français sont les moins bien payés d’Europe. Petit rappel : en 2009, il nous fallait 40 cts /litres de lait pour produire de façon équitable et durable. En 2015, c’était 45 cts, et aujourd’hui plus de 50 cts pour un litre de lait conventionnel. Il manque toujours aujourd’hui 100 € pour 1 000 litres de lait pour faire face à l’augmentation des charges dans tous les domaines », rappelle l’Apli dans un communiqué envoyé le 29 août.
Car si les prix augmentent, le nombre de fermes laitières ne cesse de diminuer dans l’Hexagone, alerte l’association, qui met en avant plusieurs solutions pouvant permettre un prix du lait plus rémunérateur pour les producteurs.
Redonner le pouvoir et le contrôle aux producteurs
L’Apli appelle ainsi à un plus grand rassemblement des producteurs de lait de façon horizontale, au niveau français via des organisations comme France Milk Board, ou au niveau européen. « Nous devons absolument massifier l’impact de nos négociations », insiste l’association.
En parallèle, l’Apli défend depuis plusieurs années, à travers le « programme de responsabilisation face au marché », des outils de régulation, permettant d’ajuster la production en fonction du contexte. Car pour le moment, « dans les faits, la non-régulation des volumes produits a finalement entrainé une régulation du nombre de producteurs qui ne joue pas en leur faveur », estime l’association.
Enfin, cette dernière rappelle qu’il est possible, à travers le lait équitable de FaireFrance, « de rémunérer un éleveur en couvrant ses coûts de production », et incite les éleveurs à rejoindre ces démarches pour peser davantage face à la distribution.
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »