Menu

Assises de la FNPLSaisir les outils pour répercuter les hausses de charges à la distribution

Le président de la FNPL, Thierry Roquefeuil, concluant les premières Assises de la FNPL, le 2 décembre. (©FNPL)
Le président de la FNPL, Thierry Roquefeuil, concluant les premières Assises de la FNPL, le 2 décembre. (©FNPL)

La FNPL a organisé ses premières Assises les 1er et 2 décembre en Vendée, aux Sables-d’Olonne. Deux journées pour travailler en réseau sur les solutions concrètes pour la durabilité du métier d’éleveur, avec une conclusion : la rémunération reste la clé de l’attractivité du métier.

 

Après deux journées de réflexion sur la durabilité du métier d’éleveur laitier, Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, a conclu les premières assises du syndicat. Cette première édition, qui s’est tenue les 1er et 2 décembre aux Sables d’Olonne (Vendée), en partenariat avec la FDSEA 85, portait sur « la rémunération des producteurs de lait : des solutions concrètes pour un métier d’avenir et garantir la souveraineté alimentaire ».

« La première volonté du consommateur, c’est de venir en réponse au besoin de rémunération du producteur : les planètes s’alignent, il faut que l’on sache mieux communiquer, d’une façon nouvelle, pour faire reconnaitre notre métier », salue le président de la FNPL. Car les consommateurs méconnaissent la réalité du travail sur les exploitations agricoles. « Quand on parle d’agroécologie, d’environnement, on a l’impression que la filière laitière répond facilement à ces enjeux. Encore une fois, communiquons ! ». Les enjeux climatiques doivent être mieux expliqués aux consommateurs, poursuit Thierry Roquefeuil, comme la question du stockage de fourrage, une nécessité pour nourrir les animaux quand il pleut ou qu’il fait trop sec, même si l’herbe reste un aliment optimal.

Retrouvez ci-dessous la vidéo du discours de clôture de Thierry Roquefeuil, le 2 décembre :

Accompagner les difficultés de trésorerie

A court terme, la FNPL travaille également à accompagner les éleveurs qui connaissent des difficultés de trésorerie, en lien avec la flambée des charges. « On doit mettre au plus près du terrain des cellules de crise, si nécessaire, aux côtés du préfet pour prendre des mesures rapides », avec les partenaires habituels que sont les banques, la MSA, les organisations professionnelles agricoles, pour aider les producteurs laitiers en difficulté. Trois départements ont pour le moment mis en place cette cellule de crise.  

Et si l’interprofession laitière a pris ses responsabilités en 2020, au plus fort de la crise Covid, en finançant elle-même la baisse de production, les conséquences de la crise se font sentir cette année pour les éleveurs laitiers. « Il faut se mobiliser auprès des pouvoirs publics si besoin pour aller chercher les euros supplémentaires, là-dessus on ne lâchera rien », prévient Thierry Roquefeuil.

Renouvellement des générations et plan de filière

À plus long terme, l’enjeu du renouvellement des générations reste central. « Quels moyens avons-nous pour donner une dynamique à nos jeunes qui aujourd’hui reprennent les exploitations ? », demande le président de la FNPL, alors que cette dynamique, si elle existe, s’avère aujourd’hui insuffisante.  

« Le fil conducteur, c’est la rémunération, et elle passera avant tout par un meilleur prix du lait qui doit s’appuyer sur le plan de filière France Terre de lait », explique Thierry Roquefeuil. Un plan de filière qui fait l’unanimité et qui inclut une meilleure rémunération des producteurs. « En 2012-2013, face à la même problématique de hausse des charges, on n’avait pas ces outils. Aujourd’hui, on les a pour répercuter la hausse à la distribution, donc il faut surtout continuer à avancer dans ce sens-là », insiste le président de la FNPL.  

Réagir à cet article

Sur le même sujet