« Les producteurs de lait en crise depuis 1 000 jours se sont mobilisés massivement, le mois dernier à l’appel de la FNSEA, de la FNPL et des JA, rappelle la FNPL dans un communiqué. L’enjeu de cette action nationale était d’interpeller les transformateurs et la distribution sur la situation intenable des éleveurs laitiers qui subissent une crise sans précédent. »
« Les entreprises laitières qui avaient reconnu timidement l’urgence d’une revalorisation du prix du lait aux éleveurs pour le troisième trimestre 2017 ont trainé des pieds. Elles ont veillé à n’être dépassées par aucun de leurs « concurrents » sur la ligne d’arrivée marquant le niveau du prix payé aux producteurs de lait. »
« Ainsi, les deux leaders -Lactalis et Sodiaal – sont dans un mouchoir de poche sur la photo « finish » du prix du lait payé aux producteurs pour le troisième trimestre 2017. Le problème est que les prix affichés, suite à la pression syndicale, sont largement insuffisants ! Cet été, la coopération est la mauvaise élève. »
La course aux prix bas « pour conforter ses marges »
« Dans ce scénario bien orchestré, la stratégie des entreprises n’est ni économique ni transparente. La transformation laitière maintient artificiellement un prix de lait payé aux éleveurs le plus bas possible pour conforter ses marges et ses parts de marché. Quel que soit son modèle (coopératif ou privé), la situation économique des marchés laitiers, le bon niveau de valorisation de ses produits sur le marché français, le comportement de la grande distribution… la transformation ne sort pas de cette logique de dépréciation de la valeur créée par les éleveurs. Quant aux enseignes, même si elles se disent du côté des agriculteurs, elles n'arrivent pas à sortir de leur guerre des prix bas dont les premières victimes sont les producteurs ! »
« Alors que s’ouvrent officiellement les états généraux de l’alimentation (EGA), le 20 juillet, la FNPL interpelle solennellement les pouvoirs publics. Ces EGA doivent aboutir à des avancées concrètes pour l’élevage laitier français qui se meurt. La question n’est pas de créer toujours plus de valeur si cela ne permet pas au premier maillon de bénéficier d’un prix rémunérateur. L’enjeu des EGA qui est de « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes » doit réussir. Le principal objectif de ces EGA pour le secteur laitier doit être le partage de la valeur avec transparence et équité. »
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