A Caen le 19 mai dernier, lors du congrès du négoce Ouest, Vincent Chatellier, économiste à l’Inra, a tenu des propos qui ne passent pas pour la Coordination rurale. « Dans quel monde vit Vincent Chatellier, économiste à l’Inra, pour oser déclarer que les producteurs qui ne parviennent pas à vivre en vendant leur lait à 340 €/t doivent se poser des questions », explique le syndicat.
« Du lait à 340 €/ tonne pour rester dans le jeu, mais quel jeu ? Il est certainement flatteur de regarder le marché mondial du lait et de se réjouir des opportunités qu'il est supposé offrir. Le monde demande du lait, certes, mais à quel prix ? »
« La course aux prix bas pour répondre au marché mondial, assurément très volatile, a conduit les producteurs dans l'impasse, en imposant des restructurations à marche forcée, dénonce le syndicat. La vision macro-économique s'oppose frontalement à la réalité du terrain. »
« Diverses études attestent que pour assurer aux producteurs un revenu comparable à celui de n'importe quel travailleur et, en toute logique, supérieur à celui de leurs salariés, pour permettre des investissements ou l'installation de jeunes éleveurs, il faut un prix de vente de 450 €, argumente Véronique Le Floc'h, présidente de l'OPL de la CR. Ce prix couvre les coûts de production qui, ne lui en déplaise, ne sont pas réductibles à l’infini compte tenu des conditions économiques et des mises aux normes perpétuelles. J'invite Vincent Chatelier à venir sur nos fermes au plus vite pour qu'il puisse prendre conscience de la réalité du terrain. »
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