Les années se suivent et, malheureusement, se ressemblent. Dans un communiqué, la Fnil, qui représente les industriels laitiers, dénonce des négociations avec la grande distribution « qui se passent mal ».
« En France, les négociations annuelles 2017 en cours entre fournisseurs et distributeurs se passent mal. Les distributeurs refusent de prendre en compte la hausse des prix sur le marché laitier et exigent même de leurs fournisseurs des baisses de prix supplémentaires. Ils continuent d’appliquer les tarifs et les promotions prix décidés en 2016 alors que le marché s’est retourné et que beaucoup de produits laitiers font face à des disponibilités en matière première très tendues », explique la Fnil.
Pourtant, « conséquence d’un rééquilibrage brutal des marchés mi 2016, les produits laitiers industriels : beurre, fromages et poudres, ont connu une vigoureuse remontée des prix et atteint des niveaux historiquement élevés. Dans les autres pays européens, ces hausses de prix ont été appliquées aux produits de grande consommation lors des négociations commerciales de l’automne 2016. »
Et la Fnil de prévenir : « La distribution française doit comprendre qu’en un an, l’équilibre des marchés laitiers a diamétralement changé et qu’elle doit accepter les hausses de prix demandées par ses fournisseurs. Si les prix du lait ne remontent pas en 2017 à des niveaux plus supportables pour les producteurs de lait, qui vivent souvent une crise dramatique, c’est toute la filière laitière qui sera sinistrée avec des conséquences dramatiques pour l’agriculture française et la vie économique des territoires ruraux. »
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