Réagissant à l’annonce d’une aide supplémentaire de 1 000 € pour les éleveurs laitiers en difficulté, la FNPL estime que le Gouvernement a des marges de manœuvre budgétaires pour « aller plus loin et plus vite » dans le soutien financier aux éleveurs.
« Le prix du lait payé aux producteurs n’a augmenté que de 6 % depuis juin 2016, du fait d’une meilleure conjoncture, face à une baisse en moyenne de 30 % du chiffre d’affaires des éleveurs laitiers en 2016. L’amélioration de la situation des éleveurs français est donc loin d’être actée et cette aide exceptionnelle de 1 000 euros y contribue seulement pour une petite partie », réagit la FNPL dans un communiqué.
Et le syndicat de faire son calcul : « Cette enveloppe de 23 M€ annoncée par Stéphane Le Foll provient du plan de soutiens européen et des 49,9 millions d’euros dédiés à la France, doublé d’autant par la France. Le dispositif de réduction volontaire de la production dans sa déclinaison nationale a coûté 9 millions d’euros à la France. L’enveloppe de l’aide exceptionnelle de 1 000 euros se chiffre à 23 millions. Le calcul est facile : il reste des marges de manœuvres budgétaires issues du dispositif mis en place par la Commission et par la France (plans de soutiens à l’élevage) pour aller encore plus loin et plus vite ! »
« Toutefois, ce ne sont jamais des soutiens exceptionnels quels que soient leurs niveaux qui sont, à eux seuls, les solutions à une crise laitière dramatique, mais du prix pour les producteurs ! »
« A ce titre, les velléités de la Commission de remettre, sur le marché, de la poudre de lait stockée au titre de l’intervention pour dégager des marché saturés, n’est pas opportune et donneraient des mauvais signaux aux opérateurs laitiers. Avant même qu’en France, les éleveurs laitiers perçoivent les effets bénéfiques d’une meilleure conjoncture, Bruxelles veut, une fois de plus, agir au mauvais moment ! Alors que le Commissaire à l’agriculture, Phil Hogan a mis plus d’un an à admettre les effets dévastateurs en Europe de la crise laitière, voilà que la Commission veut faire preuve d’un empressement incompréhensif ! »
« Le Politique doit reprendre la main à Bruxelles et imposer le bon tempo à la Commission européenne qui joue sa partition à contretemps depuis trop longtemps ! Le ministre de l’Agriculture français, et ses homologues européens doivent à nouveau, faire entendre raison à la Commission. »

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