Jusque-là, quand la France était placée en « risque élevé » de contamination par la grippe aviaire, tous les élevages de canards, poulets ou poules plein air, devaient enfermer leurs animaux dans les bâtiments. Des dérogations étaient toutefois possibles, par exemple si un vétérinaire considérait que l'absence de sortie était trop préjudiciable aux volatiles (agressivité, blessures).
Les organisations paysannes réclamaient la fin de ce confinement des volailles systématique, estimant qu'il provoquerait « la mort » de l'élevage plein air, la grippe aviaire sévissant désormais quasiment sans discontinuer en France.
À partir du 1er octobre, selon le texte publié au Journal officiel, les éleveurs de poulets, pintades et dindes plein air pourront laisser sortir leurs animaux « sur un parcours réduit sans autorisation préalable du préfet ». Ce sera possible « dès la 8e semaine d'âge » pour les poulets et les pintades, et « dès la 10e semaine d'âge » pour les dindes. La sortie peut même intervenir plus tôt dans les petits élevages « sur autorisation préalable du préfet pour des raisons de protection animale ».
Quant aux poules pondeuses, elles pourront s'égayer « sur un parcours réduit sur autorisation préalable du préfet ». Une dérogation est aussi introduite pour les canards à foie gras, réputés plus sensibles à la grippe aviaire, par exemple dans les fermes en « circuit court autarcique » (le canard n'est pas déplacé dans une autre exploitation pour être gavé). L'aliment des volailles doit être inaccessible aux oiseaux sauvages, potentiellement porteurs du virus.
Aucun foyer de grippe aviaire n'a été recensé dans les élevages français depuis juin mais des cas ont été récemment repérés chez des goélands et des fous de Bassan en Bretagne et dans le nord. La France va commencer à vacciner les canards contre l'influenza aviaire en début de semaine prochaine dans l'espoir de limiter l'ampleur des flambées épidémiques.
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