La campagne de vaccination contre l'influenza aviaire sera lancée « la première semaine d'octobre », a confirmé jeudi le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, lors d'une visite d'un élevage de canards à La-Roche-sur-Yon (Vendée).
« C'est une nouvelle étape qui se prépare », a souligné le ministre, félicitant éleveurs et vétérinaires pour leur « engagement et leur implication dans cette campagne à venir ». La vaccination s'appliquera « de manière obligatoire » à tous les élevages commerciaux de canards, aussi bien les « canards mulard » (élevés pour le foie gras) que « de Barbarie » ou « Pékin », d'après le ministère. 64 millions de canards sont pour le moment concernés.
L'Etat prendra en charge « près de 85 % de cette opération de 94 millions d'euros », a affirmé jeudi Marc Fesneau.
La vaccination est interdite dans les élevages de canards reproducteurs pour tous ceux dont la production est destinée à l'exportation afin de « ne pas bloquer certains flux commerciaux », avait expliqué le ministère au mois de juillet.
« Pour la vaccination, le plus tôt est forcément le mieux. Plus on vaccine tôt, moindre est le risque d'une nouvelle vague dévastatrice pour les élevages », a déclaré à l'AFP Brice Guyau, président de la FDSEA en Vendée.
Neuf millions de volailles avaient été abattues début 2022 dans le département, et plus de 2 millions à l'automne de la même année.
Le ministre de l'Agriculture a également confirmé que l'indemnisation des éleveurs serait recalibrée « avec la volonté de raccourcir les délais, d'essayer d'indemniser en continu ». D'après les chiffres du ministère, « 86 % des demandes d'acompte ont été traitées pour la crise 2022-2023, pour un montant total versé de 37,2 millions d'euros ».
« C'est désormais un stress énorme chaque année. On suit chaque évolution d'animaux morts dans les environs en se demandant si ça ne finira pas par passer nos portes », a expliqué Bruno Beneyton, éleveur de 24 000 canards, qui accueillait jeudi la visite du ministre.
Marc Fesneau a par ailleurs assuré que « les discussions avec les pays réticents (à la vaccination) se poursuivent », ne dénombrant que « trois ou quatre » Etats dans ce cas. « Il faut que l'on arrive à embarquer tout le monde (...) A convaincre que le processus que nous avons mis en route est un processus complètement sécurisé et que donc on peut continuer à exporter », a-t-il ajouté.
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