Vaste chantier initié dans le cadre de la stratégie Farm to fork, la révision de la réglementation européenne sur le bien-être animal devrait intervenir à l’automne. Mais le projet pourrait avoir du plomb dans l’aile. Comme le souligne le quotidien Le Monde, la révision de la loi sur le bien-être animal n’a pas été évoquée dans le discours de rentrée d’Ursula von der Leyen au Parlement de Strasbourg. Le projet de loi est également absent de la lettre d’intention de la présidente de la commission européenne pour l’année 2023-2024.
Abandon du projet ou mise en place d’une version allégée ? Difficile d’interpréter ce mutisme, d’autant que la présidente n’a pas souhaité apporter de réponses aux sollicitations des eurodéputés sur ce sujet. Et les élections européennes, prévues au printemps 2024, pourraient également rebattre les cartes au sein du Parlement. Le retrait du projet de loi viendrait cependant dégarnir un peu plus le Pacte vert initié par la présidence d’Ursula von der Leyen.
L’inflation en cause
D’après le Financial Times, l’inflation pourrait être à l’origine de ce pas en arrière de la commission. Avec la mise en place de la nouvelle réglementation bien-être animal, « les charges des agriculteurs pourraient augmenter en moyenne de 15 %, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix à la consommation et une augmentation des importations ».
Le mutisme de la présidente de la commission suscite toutefois la perplexité des députées Europe écologie les verts, ainsi que des associations animalistes. « J’ai eu l’occasion d’interpeller Ursula von der Leyen sur le bien-être animal. Pas un seul mot… pas une seule parole n’a été prononcée sur le bien-être animal alors même qu’elle a fait la promesse de réviser la législation en la matière » explique Caroline Roose, eurodéputée EELV sur son compte twitter.
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