LDC a réussi à obtenir sur l'année 2022 une hausse d'environ 35 % du prix payé par les supermarchés pour ses produits, afin de compenser la hausse du coût des matières premières, a expliqué son directeur général, Philippe Gelin, lors d'une conférence de presse.
De mars à fin août, le bénéfice net de la maison mère de Loué, Le Gaulois ou Marie a atteint 93,9 millions d'euros, en hausse de 17,2 % sur un an. Malgré un épisode de grippe aviaire sans précédent et une flambée des prix des matières premières agricoles, aggravée par la guerre en Ukraine, la situation du groupe « reste très solide », a estimé M. Gelin.
Les ventes du volailler s'élèvent à 2,7 milliards d'euros sur le semestre, en hausse de 14,2 % par rapport à la même période l'an passé. Et ce, en dépit d'un recul de 3,3 % des volumes commerciaux, lié notamment à la grippe aviaire qui a conduit à l'abattage de 20 millions de volailles en France.
Concernant 2023, « de nouvelles revalorisations tarifaires sont déjà en discussion avec l'ensemble des clients, à hauteur de 10 % en moyenne pour la volaille en France », a indiqué le groupe.
À plus court terme, malgré le contexte inflationniste, LDC se dit « confiant » pour le deuxième semestre, même si le volailler reste vigilant sur l'évolution de l'épidémie de grippe aviaire.
Son objectif est de dépasser les 5,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur l'exercice 2022-23, avec un taux de marge opérationnelle d'au moins 4,5 %.
LDC avait annoncé début octobre la reprise au géant Avril de sa marque Matines, l'une des plus importantes dans le secteur des œufs de consommation, avec 43 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2021. Il est aussi entré en négociations exclusives avec le numéro un français des huiles de table pour lui racheter la société Ovoteam, spécialisée dans les produits à base d'œuf, dont les ventes s'élèvent à 85 millions d'euros en 2021.
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