Révélée par la presse, la continuité des négociations du gouvernement dans le cadre de l’accord UE-Mercosur inquiète la Confédération paysanne. « La signature de cet accord, même amendé, est en totale contradiction avec les positions défendues vendredi dernier, par le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Julien Denormandie, lors du comité de suivi des négociations commerciales », dénonce le syndicat dans un communiqué du 2 février.
En effet, si le ministre a annoncé un renforcement des contrôles pour faire respecter la loi Egalim et la prise en compte des coûts de production, les revenus des agriculteurs ne pourront pas être relevés sans remettre en cause « le dogme de la concurrence et du libre-échange, inhérent aux accords de libre-échange » et qui « tire les prix vers le bas », rappelle la Confédération paysanne.
Pour le syndicat, l’amélioration du revenu ne pourra passer que par l’opposition à ces accords, une réécriture de la loi Egalim pour interdire l'achat des produits alimentaires en-dessous des prix de revient par la transformation et la grande distribution, et une Pac « réellement redistributive » soutenant, « les paysan.nes et non les volumes de production ou le nombre d'hectares ».
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