Les requérants réclamaient l'annulation de l'arrêté pris en août par le ministre de la transition écologique pour autoriser l'introduction de nouveaux ours bruns. Ce rejet est « une première étape » nécessaire, a indiqué à l'AFP un responsable de la FDSEA des Hautes-Pyrénées avant un nouveau recours devant la justice européenne.
Deux ourses, Claverina et Sorita, ont été lâchées en octobre dans les Pyrénées-Atlantiques afin de sauvegarder l'espèce, mais les éleveurs locaux sont opposés à leur présence. Les requérants avaient saisi le juge des référés du Conseil d'État, arguant de conditions d'urgence, les nouvelles ourses créant selon eux un préjudice économique pour les éleveurs du département et portant des risques pour la santé publique. Une trentaine d'autres requérants, des organisations dont la FDSEA et des groupements pastoraux ainsi que des individuels, s'étaient joints au recours.
Pour Christian Fourcade, le président de la FDSEA des Hautes-Pyrénées, ce rejet n'est pas une surprise et était même attendu par les requérants. « Cette décision est dans la stratégie des associations, d'épuiser tous les recours (devant les juridictions françaises, NDLR) pour aller devant la justice européenne. C'est une première étape, maintenant on va aller plus loin », a expliqué à l'AFP le syndicaliste. « Le problème des prédateurs est un problème européen que l'on doit traiter devant les institutions européennes », a encore indiqué Christian Fourcade, en soulignant qu'outre « le problème de l'ours dans les Pyrénées, il y a le problème du loup en Italie, ou du sanglier en Angleterre ».
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