Les premières analyses qui avaient été menées « dès la situation signalée » voici une dizaine de jours dans cette ferme de Ghyvelde avaient levé la suspicion d'influenza aviaire sur ces poulets de chair. Mais de nouveaux examens de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Nord ont depuis confirmé la présence de ces « traces ».
Les services de l'Etat ont donc procédé mercredi « à de nouveaux prélèvements afin de poursuivre les analyses et de confirmer ou d'infirmer la présence du virus et le cas échéant déterminer la cause de cette mortalité », a ajouté la préfecture. Pour « éviter une éventuelle propagation du virus », un arrêté préfectoral de « zone de contrôle temporaire (ZCT) » a été pris pour « limiter les mouvements d'animaux et de produits dans un rayon de 5 km autour de l'élevage ».
L'exploitant, Laurent Blondeel, a regretté le « manque de réactivité des autorités ». « On doit faire de nouveaux prélèvements, ça va prendre du temps, depuis le 17 février, plus de 10.000 poulets sont morts sur 27.000. Les autorités auraient dû tout abattre, là ils ont laissé traîner, et maintenant je suis bloqué », a-t-il affirmé à l'AFP. « Ça fait 32 ans que je travaille dans le poulet, je n'ai jamais vu ça. J'ai plein de voisins belges qui ont des poulaillers et si c'est effectivement de la grippe aviaire, ils vont voir rouge », a-t-il ajouté.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026