La plupart des 47 communes ajoutées à la liste se situent dans le Gers (+ 17 à 128 communes). Les Landes restent le deuxième département le plus touché, même si seulement 3 communes supplémentaires (sur un total de 107) ont été ajoutées à la nouvelle liste. Les Pyrénées-Atlantiques voient leur nombre de communes touchées augmenter de 15, à 71, tandis que l'épidémie reste plus circonscrite dans les Hautes-Pyrénées (+ 12 à 31 communes).
La mise à jour des communes concernées est fonction de « l'évolution de la situation sanitaire depuis le 19 janvier 2017 », précise le document.
Repéré fin novembre sur des oiseaux sauvages, le virus H5N8 continue de s'étendre dans les élevages du sud-ouest. La France a lancé le 4 janvier une politique d'abattage massif et préventif de palmipèdes dans la zone, pour tenter d'enrayer l'épidémie de grippe aviaire amenée au départ par les oiseaux migrateurs, et souvent transmise par les déplacements d'animaux d'un élevage à l'autre, ou de matériels et personnels n'ayant pas suffisamment observé les mesures de biosécurité prescrites. Mais la crise n'est toujours pas jugulée malgré l'abattage préventif de près d'un million de canards depuis le début du mois.
Selon le ministère de l'agriculture, au 25 janvier, 172 foyers H5N8 étaient répertoriés dans les élevages, essentiellement dans les Landes et le Gers, ainsi que douze cas dans la faune sauvage. Par ailleurs, un foyer d'une autre forme bien moins pathogène de grippe aviaire, le virus H5N2, avait été détecté ce mardi en Ile-de-France, dans un élevage de volailles du Val-d'Oise, dont les animaux ont été abattus. Le département n'est pas cependant concerné par la zone d'abattage préventif, qui concerne uniquement l'épidémie due au virus H5N8.
Les producteurs de palmipèdes du sud-ouest seront indemnisés dès mars des pertes provoquées par l'épidémie de grippe aviaire, a promis la semaine dernière le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll. Globalement, les éleveurs ont estimé à 120 millions d'euros les pertes pour l'ensemble de la filière du Sud-Ouest, qui, avec 3.000 éleveurs et 2.000 gaveurs, représente à elle seule 71 % de la production française de foie gras.
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