Répondant à l'appel des Jeunes agriculteurs, les manifestants, parmi lesquels éleveurs transhumants, élus locaux, chasseurs, s'étaient réunis mardi matin au moment du conseil d'administration du Parc national des Pyrénées. Ils brandissaient des banderoles proclamant « élevage en deuil » et réclamant « le retrait immédiat des ours », en solidarité avec l'éleveur dont les brebis sont tombées d'une barre rocheuse le week-end dernier.
« L'ours, je le subis depuis 6-7 ans, j'ai des attaques tous les ans, mais jamais comme cette année », a déclaré Thierry Lassalle-Carrère, le propriétaire du troupeau. « C'est lui qui les a amenées dans le ravin, il y avait 309 brebis en montagne, 125 sont mortes, a-t-il précisé. J'en ai pour des années à m'en remettre ». Une délégation des manifestants a été reçue par la nouvelle sous-préfète et le nouveau président du Parc national des Pyrénées. Ce dernier, Laurent Grandsimon, a reconnu qu'« un dérochement de cette ampleur, c'est assez rare ». « On ne sait pas quel est le prédateur mais je pense qu'il y a des indices », a-t-il déclaré, déterminé à « accompagner l'éleveur » et comprenant « l'émotion et la mobilisation ». Il a cependant jugé « inappropriée » la colère des manifestants contre le Parc national qui « a pour mission la protection de l'environnement dans la zone coeur, mais n'a pas pour mission la réintroduction de l'ours ».
Vingt ans après, la réintroduction de l'ours est toujours l'objet d'une polémique dans les Pyrénées. Il y a actuellement une trentaine d'ours. Le comité de massif, dont l'avis est consultatif, s'est réuni vendredi à la préfecture de Toulouse pour étudier la reprise de la réintroduction du plantigrade mais n'a pu se prononcer avec 15 voix pour et 15 voix contre. Selon Marie-Lise Broueilh de l'ADDIP, l'Association pour le développement durable des Pyrénées (contre le lâcher d'ours), un responsable du Parc national s'est prononcé, à cette réunion, en faveur de la réintroduction de deux ours dans le Béarn et a jugé « la cohabitation possible ».
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